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Assistance aux proches : quels sont nos devoirs et nos droits ?


Lorsqu'une personne a besoin d'assistance, notamment une personne âgée, ses proches se doivent de lui venir en aide. Les aidants ont donc des obligations, mais également des droits, souvent méconnus.

D’après le Code civil, l'« obligation alimentaire » envers les ascendants concerne les personnes âgées ne pouvant subvenir seules à leurs besoins essentiels. Elle ne concerne pas seulement l'alimentation, mais aussi les frais de logement et de santé ou encore les vêtements. Les descendants (enfants et petits-enfants) doivent venir en aide à leurs parents ou grands-parents. Cette obligation concerne aussi les « alliés » en ligne directe, c'est-à-dire les gendres et les belles-filles.   

L'obligation alimentaire peut être attribuée d'un commun accord entre le parent et le descendant ou, à défaut, par le Juge aux affaires familiales (Jaf) du Tribunal de grande instance (TGI) dont relève l'ascendant ou le descendant. Le juge déterminera la contribution en tenant compte de la situation des deux parties, et notamment des revenus du descendant.

L'engagement des aidants

Nombreux sont les descendants qui se font un devoir d'aider leurs proches sans y être forcés par la loi. En matière de logement, certaines familles optent pour une résidence pour seniors, mais la majorité d'entre elles préfèrent le maintien à domicile. Une situation souvent difficile car les proches s'inquiètent pour la sécurité de leur aîné. Certains deviennent eux-mêmes « aidants » en accompagnant, à titre non professionnel, une personne âgée dans les actes de la vie quotidienne. Ils lui consacrent en moyenne six heures par jour. Le risque : s'épuiser et s'oublier.

Les aidants ont pourtant des droits qu'ils ignorent souvent. S'ils souhaitent suspendre leur activité pour s'occuper de l'aidé, ils ont notamment droit à un « congé de proche aidant » de trois mois renouvelables, non rémunéré, mais qui leur permet de conserver leur emploi. Les aidants peuvent également bénéficier d'une formation dispensée par un professionnel de santé : gestes de premiers secours, gestes du quotidien, accompagnement psychologique, psychomotricité, soins corporels… Par ailleurs, l'aidant peut, sous certaines conditions, être salarié de l’aidé si ce dernier bénéficie de l'Allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou de la Prestation de compensation du handicap (PCH) et qu’il n’est pas son conjoint, concubin, ni pacsé avec l’aidé.

Droit au répit

Des solutions sont proposées aux aidants pour leur permettre de se ressourcer, sans pour autant avoir le sentiment de délaisser leur proche. Des séjours adaptés permettent à l'aidant et à l'aidé de partir en vacances dans de bonnes conditions - le proche aidé peut également partir seul grâce à des accompagnateurs professionnels. L'aidant peut également se faire relayer la nuit par un professionnel de santé. Enfin, l'aidé peut bénéficier d'un service de téléassistance. Il est alors relié via un dispositif (sous forme de médaillon, collier ou bracelet) à une entreprise de sécurité spécialisée. En cas d'alerte et en fonction de la situation, l’opérateur de téléassistance déclenchera la venue de la famille ou des voisins, l’intervention d’un agent de sécurité ou les secours.

Sources : capretraite.fr, service-public.fr, maintienadomicile-, conseils.com, teleassistance.securitas.fr

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